02/12/2005

La photo émotion pour la dernière de couverture

La dernière de couverture pour ce carnet de voyage cette jolie femme Jaraï, elle tient dans ses bras son enfant couvert de boutons purulents. Sans doute un virus. Nous lui avons donné de quoi nettoyer le plaies c'est tout ce que nous pouvions faire.

Le village est situé au nord de la riviere Se San dans le Nord Est de Bandlung proche de la frontière Vietnamienne

40kms de piste défoncée et 1h30 de navigation (pirogue à moteur) pour y arriver voir la journée du 26 janvier.

Alors si vous allez dans le Ratanakiri, merci pour eux d'apporter des médicaments de première urgence.

Au revoir et à Bientôt dans un blog Rajasthan

Georges PASLIER

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30/11/2005

remerciements

Avant de fermer ce carnet par une dernière de couverture des remerciements :

Remerciements:

Ce voyage et (l'esprit du carnet) nous a été inspiré par le magnifique livre carnet de voyage Cambodge de Damien Chavanat paru aux expéditions du SEUIL.

Sans ce carnet de voyage nous n'aurions pas été nous perdre dans cette attachante région le RATANAKIRI.

Pendant huit jours nous avons sillonné les pistes au départ de l'hotel des TERRES ROUGES en compagnie de leur guide.

Un tour sur leur superbe site Lodge de terres rouges    complètera nos images de cette région.

Soyez indulgents pour ce blog (c'est le premier) et pour les dessins exécutés sur place (encre à l'eau Pentel Brush) je débute.....

Pour tous renseignements pratiques à votre disposition.

Georges

07/02/2005

La couverture du carnet pour finir

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06/02/2005

C'est fini nous retournons la tête pleine de...

C’est fini
 
Nous repartons la tête pleine d’images en vrac :
 
 le désastre écologique de la déforestation de la forêt primaire dans le Ratanakiri
 
 les minorités Jaraï, Tampoun, Kroeung vivant loin de tout dans des conditions alimentaires et de santé désastreuses.
 
 les invalides enfants et adultes avec ou sans prothèse victimes des mines anti-personnelles.
 
 les enfants nus et sales, couverts de plaies, dans les villages éloignés.
 
 la poussière rouge du Ratanakiri, « la neige cambodgienne » qui recouvre la végétation et les maisons, qui nappe la ville de brouillard, qui fait chuter les motos, qui s’infiltre partout.
 
 les marchés vivants, animés, débordants de poissons vivants, de légumes frais, de chaussures, de vêtements (copies de marque)
 
 les boutiques pleines à craquer de CD et de DVD piratés vendus 1$ pour les CD 2$ pour les DVD, les livres piratés vendus comme le tout dernier Lonely planet 2$ et le Cambodge année zéro également 2$.
 
 le sourire des cambodgiens et cambodgiennes
 
OUSADAY….. au revoir

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05/02/2005

eLes dernières heures

5 février
Comment consommer les dernières heures :
 
 Achats de fausses Ralph Lauren au marché central

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 Visiter les boutiques informatiques autour du marché et acheter un graveur DVD Sony, ce n’est pas la super bonne affaire espérée, l’écart sera de seulement 20% de moins avec le même modèle trouvé sur Internet mais avec une garantie de un an
 
 Retourner voir le musée du génocide, cela « passe » mieux la deuxième fois

 Retourner une dernière fois déjeuner à l’habituel Restaurant Friends de l’association.
En vieux habitués nous sommes salués à l’arrivée et au départ par une haie de jeunes serveurs étudiants.
 
 S’installer à une terrasse de café, bien enfoncé dans les sièges en rotin et siroter des « Mango shake

04/02/2005

Phnom Penh le musée du génocide

4 février Phnom Penh

Location d’un bateau pour une navigation vers l’île de la soie. Teinture, rouets, tissage chaque maison apporte sa contribution à la chaîne de fabrication, l’île est calme loin de l’agitation de la capitale.


Déjeuner pour la deuxième fois au restaurant Friends tenu par l’association de sauvetage des enfants de la rue très bonne cuisine, pas chère et surtout un service effectué par des jeunes. les débutants (tee-shirt jaune) prennent des commandes en double sous le regard d’un plus âgé expérimenté (tee-shirt bleu) le tout surveillé par un chef de salle (tee-shirt rouge), à la sortie tous les serveurs vous saluent. Nous espérons qu’avec une telle formation ils trouveront ensuite du travail dans des restaurants traditionnels.
 
Après la visite du Palais royal et de la pagode d’argent sans autre intérêt que les riches bouddhas de pierres précieuses la visite forte de la journée est celle du musée du génocide, j’y vais seul.

Lycée construit par les Français, les Khmers rouges l’ont transformé en une prison la plus terrifiante au monde (un camp nazi) Les salles de classe sont devenues des salles de torture, dans d’autres on a élevé des cloisons en brique pour délimiter des cellules de 1m sur 2 ; matériel de torture, chaînes, bassins d’immersion, il y a beaucoup de ressemblance dans les moyens de torture avec ceux utilisés par Français à Hanoi contre les communistes dans la prison « Hilton Hanoi », les Khmers ont-ils copié ?

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Mais l’image la plus émouvante sera celle de cette vieille dame soutenue par un homme plus jeune, sur son visage coulaient des larmes silencieuses à la vue des minuscules cellules de prisonniers, avait-elle eu quelqu’un de sa famille dans cette prison ?

Le plus impressionnant sont ces panneaux couverts de centaines de photos de Cambodgiens prises à leur arrivée dans la prison. Tous vous regardent la tête droite, droit dans les yeux. Certains regards sont remplis de peur, mais d’autres sont perçants, fiers, ils regardent droit dans les yeux leurs futurs bourreaux. Ces regards me poursuivent, surtout ceux des jeunes adolescents garçons et filles qui seront torturés avant d’être jetés dans des fosses communes.














On sort de ce musée avec la chair de poule, on croit entendre les hurlements de douleur sortir des salles de classe.

03/02/2005

Phnom Penh

3 février Phnom Penh 

La capitale est chaude, bruyante, très animée. Tout bouge, les bâtiments ex coloniaux sont en restauration, des hôtels gigantesques sortent de terre, les embouteillages de motos, voitures, camions sont inextricables
Sur la « croisette » (surnom du beau boulevard Sikowat) que longe la rivière Tonlé Sap les bars et restaurants sont à tout touche.

Phnom Penh fait tout pour oublier ses brûlures du passé. Seuls les livres proposés par une multitude de gamins relatent la terrifiante époque Khmer rouge. On a du mal à imaginer cette ville complètement vide de ses habitants et abandonnée à la végétation comme à KEP.
 
L’argent, l’activité intense et les touristes attirent les pauvres. Ils sont tous là, mendiants, infirmes difformes, enfants en guenilles, à nous solliciter sans relâche.
Toute la journée de jeunes enfants font les poubelles à la recherche de la moindre bouteille ou cannette vide pour les revendre

Dans la documentation de Friends association qui mène un programme pour sauver les enfants des rues en leur apprenant un métier, nous lisons que 40% des enfants dont ils s’occupent sont atteint du SIDA, car la drogue et la prostitution touchent les très jeunes.
Dans cette ville tout va très vite les riches s’enrichissent et les pauvres deviennent encore plus pauvres.

Les structures économiques sont aux mains des chinois et des vietnamiens, les structures politiques aux mains de cambodgiens corrompus, la vie sociale et de santé est sous perfusion des ONG, l’aide des pays occidentaux disparaît dans les poches sans fond des politiques. Les méthodes des Khmers rouges étaient critiquables et abominables mais les raisons politiques de leurs actions étaient fondées et ces raisons sont de nouveau présentes. La situation commence à ressembler à celle de l’époque de Lon Nol juste avant leur arrivée. Les cambodgiens ont la mémoire courte

02/02/2005

de Sihanoukville à Phnom Penh

2 février de SIHANOUKVILLE à PHNOM PENH 

Footing et bain matinal à la superbe plage de Sihanoukville. Devant chaque paillote des femmes ratissent le sable pour enlever la pollution apportée par la marée de la nuit.
 
Nous prenons la route côtière toute récente direction de KEP. Magnifique paysage de rizières entrecoupées par des canaux remontant de la mer toute proche. Au bord de ces canaux une succession de villages de pécheurs aux bateaux vert et blanc.
Arrivée à Kep la station balnéaire très renommée du temps des français. De splendides villas longeaient le bord de mer, sur plusieurs kilomètres. Les Khmers rouges y avaient confortablement installé leur quartier général. Les vietnamiens les y ont délogés lors de sanglants et destructeurs combats. Les maisons ont été mitraillées et incendiées.
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Abandonnées depuis les belles demeures n’ont plus que leurs murs debout noircis par les moisissures, couverts d’impacts de balles. Quand elles ne sont pas squattées, la végétation a envahi l’intérieur, les jardins autrefois entretenus avec soin sont en friches.

Plus loin, un manège dans un champ, des enfants qui sortent de l’école, le propriétaire qui accepte de le mettre en marche, nous offrons pour quelques centaines de riels des tours de manège à tous les enfants. Joie, cris, rires un moment de bonheur pour tous, y compris pour le propriétaire qui a bien commencé sa journée

01/02/2005

Sihanoukville

1 février Journée repos bien méritée après la poussière rouge du nord.
 
Footing matinal sur une plage longue de 3km et bordée sur presque toute sa longueur de paillotes resto-bar.
10h le soleil commence à chauffer fort, nous nous installons pour une bonne partie de la journée sur des chaises longues à l’abri d’un parasol coloré. La petite table fait l’affaire pour dessiner, l’eau tiède est à deux pas, nous n’avons plus qu’à nous reposer.
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Le défilé commence, manucures, masseuses, mendiants, des handicapés de « mauvaise mine » alternent des ex lépreux. Les vendeuses ambulantes nous sollicitent, nous proposent des lunettes de soleil, des sarongs, des coraux arrachés à la barrière de corail.
Pour le repas nul besoin de nous déplacer la vendeuse de calamars biens frais nous les grille devant nous, elle est suivie peu de temps après d’une vendeuse de grosses langoustines qui subiront le même sort.

31/01/2005

des Terres Rouges à Sihanoukville

Lundi 31 janvier de Terres Rouges à Sihanoukville via Phnom Penh

L’aéroport de Bandlung est tout un poème, 6 avions par semaine, cela laisse le temps aux enfants de l’utiliser comme terrain de foot entre deux atterrissages.

Sur la piste de latérite l’Antonov 24 s’est posé dans un nuage de poussière rouge soulevé par les hélices. L’avion est à peine immobilisé que déjà des motos, des vélos recommencent à circuler à travers de la piste.
 
Entre Bandlung et Phnom Penh il n’y a pratiquement plus de foret primaire tout a été brûlé, le spectacle est désolant.

 45 minutes plus tard nous arrivons à Phnom Penh où nous retrouvons nos chauffeurs de Siem Reap.

Nous reprenons nos places habituelles pour un premier tour de ville avant de déjeuner sur une terrasse au bord de la Tonlé Sap. Bon repas pour 5$ par personne boissons comprises.
1
5h départ par une belle route goudronnée la nationale 7, Sihanoukville se trouve à 240 km.

La route est très fréquentée principalement par des motos tirant de lourdes et longues remorques chargées de personnes debout, animaux couchés, colis, charbon de bois. Autre spécialité les minibus archi chargés le plancher est prolongé à l’extérieur par des planches pour entasser les cartons, le toit n’est pas oublié, à l’intérieur les gens sont compressés.
Pour bénéficier de la protection des dieux les chauffeurs s’arrêtent au passage d’un petit col pour déposer des offrandes à Bouddha ; Cela marche bien car par la suite nous avons évité des vaches, des chiens, des enfants et des motos.
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30/01/2005

BA KEO village Tampoun

Petite ballade matinale et quotidienne au marché. Comme chaque matin j’achète un ballon gonflable au petit garçon de la vendeuse de pain, il saute de joie et pause pour la photo.


Départ plein Est par la piste du Vietnam déjà empruntée pour aller chez les Jaraïs. Toujours aussi défoncée mais on s’y habitue. Le village de Tampoun est un village de tisserands dans chaque maison de jeunes et jolies jeunes filles tissent avec des métiers rustiques des bandes de tissus.

Après les mines de zircons, nous découvrons les mines de grenats, l’exploitation est complètement différente, des camions citernes équipés de pompes à haute pression brisent des amas de terre; reste ensuite à creuser dans cet amas pour tenter de découvrir quelques petits grenats. Beaucoup de très jeunes enfants fouillent la terre.
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Les villages sont équipés de pompes à bras installées par les ONG si certains utilisent l’eau pour se laver d’autres par contre ne les utilisent pas car pour eux l’eau venant de la terre est chargée de mauvais esprits.


Sur la piste circulent des motos chargées de sacs de riz, de poules vivantes, et le plus surprenant de truies. Couchée sur le dos dans une espèce de brancard arrondi, sanglée de toute part, une truie de 200 kg, achetée 100$ dans une ferme, va subir 2h de chaos sur la piste défoncée. Vendue encore vivante à un boucher elle sera en pièces sur le marché le lendemain matin.
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29/01/2005

Les publicités peintes de BANDLUNG






Les Tampouns

29 janvier
Après une fois de plus un passage matinal par le marché, nous roulons direction Nord Ouest, la piste est relativement bonne, surtout comparée à celle de la veille.

Première halte dans une culture de poivre, les graines commencent à rougir il leur manque encore un mois avant la récolte, nous achèterons donc au marché du poivre millésime 2004.

Après 1h30 de piste nous arrivons à Voeune Saï petit village situé au bord de la rivière Se San.

Déjeuner dans une gargote locale avant d’embarquer pour 1h30 de pirogue à destination des villages Tampoun.

A cette heure de la journée le soleil est à la verticale, le moteur est particulièrement bruyant, il n’y a pas beaucoup de touristes aussi fous pour faire cette ballade dont le but est d’aller admirer des sépultures.

Lors de la traversée du village Ka Choan nous serons invités dans une maison occupée par un grand nombre d’hommes et de femmes très éméchés, il nous faut goûter à l’alcool de riz, chaude ambiance….
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Le cimetière Tampoun est plus sophistiqué que celui des Jaraïs ; la tombe est construite lors du décès du premier époux, une statue d’homme et une de femme très stylisées gardent la sépulture. A la mort du deuxième époux son corps sera déposé dans la même sépulture que le premier décédé uniquement s’il ne s’est pas remarié.

28/01/2005

Les mines de ZIRCON

28 janvier

La piste de 35km plein Sud qui nous mène aux mines de Zircon traverse tout d’abord de belles zones plantées d‘hévéas par les français en 1961 ce sera l’occasion de rencontrer une jolie « saigneuse d’hévéa » qui en saigne 150 par jour.

Au-delà la forêt primaire recule de plus en plus, de jour comme de nuit elle brûle, le spectacle de ces énormes troncs d’arbres calcinés, couchés les uns sur les autres est désolant, quelques-uns uns seront utilisés pour construire des cases, les autres pourriront sur place et tout cela pour planter des arbres à cajou.

L’état de la piste devient indescriptible, 30 km 2h30 de trajet, 12km heure de moyenne, passage de gués, ponts de planches en équilibre, lorsque les ornières creusées par les camions deviennent infranchissables quelques coupes de tronçonneuses suffisent à tracer une déviation, il faut alors éviter les souches d’arbres.
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Arrivée enfin au village de mineurs, des centaines de puits d‘un mètre de diamètre ont été creusés dans une immense clairière.
Au fond par 6 à 10 mètres des hommes creusent le sol, remplissent des seaux, aussitôt remontés par un treuil.

Autour de chaque puits règne une activité intense, les femmes cassent les blocs de terre avec des bâtons, les morceaux placés dans des battées sont lavés dans des bacs remplis d’un m3 d’eau payé 5$ au seul propriétaire
d’un forage jusqu’à la nappe phréatique.
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La fortune est peut être au fond du puits c’est ce qu’ils espèrent.

Pendant ce temps les acheteurs de pierres attendent à l’ombre dans des hamacs

27/01/2005

Chez les Kroeungs

27 janvier le territoire Kroeung

De bandlung nous partons 70 km plein Nord, par une piste assez roulante pour visiter les minorités Kroeung
qui d’entrée se révèlent plus accueillantes que les Jaraï ;

Les principales curiosités de ces villages sont les maisons de célibataires, petites et basses pour les filles, perchées à 6m du sol pour les garçons.
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A partir de 15 ans les jeunes ne couchent plus dans la case de leurs parents mais ont leur chambre à part.
Après le mariage les deux cases des mariés sont détruites.

Les Kroeungs fabriquent de l’alcool de riz dans des grandes jares par un principe similaire à la fermentation de la bière.
L’alcool obtenu tourne autour de 18 . A plusieurs dans le même pot ils aspirent l’alcool à l’aide de grandes pailles, les hommes et les femmes sirotent, sirotent , sirotent l’ambiance est chaude et l’accueil chaleureux surtout lorsqu’on sirote avec eux…

26/01/2005

Le territoire JARAI

26 janvier Le territoire JARAI

Après les achats de petits cadeaux au marché, départ en 4X4 plein Est.

Piste défoncée couverte de fetch fetch rouge, la « neige du Cambodge » De chaque coté de la route c’est la désolation totale, le feu allumé ravage tout, des souches d’arbres sont encore fumantes, tout ce massacre pour planter l’arbre à Cajou. Les troncs d’arbres calcinés sont pour certains utilises pour construire les maisons, les autres pourriront sur place.

Premiers villages ethniques Tampoun, les habitants ne parlent pas cambodgien, nous leur donnons des bonbons, des cigarettes, des barrettes pour les cheveux, ils nous regardent d’un air ahuri.
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Nous continuons la piste les stations d'essence se font plus petites

12h30 Pique-nique sandwich sur le bord de la rivière SE SAN

Nous grignotons sous le regard envieux de quelques enfants à qui nous distribuons le reste de pain.
Un homme arrive à bord d’une pirogue lourdement chargée, il débarque des sacs remplis de ferraille et de gros morceaux de bombe américaine.
L’homme fouille sans relâche la forêt à la recherche de ces mortels débris il ira les revendre à un ferrailleur pour quelques Riels.  

C’est sans avoir bu de café… que nous embarquons pour 1h30 de navigation. En pirogue découverte nous remontons la rivière SE SAN.
Les berges sont plantées de bambous géants et d’immenses arbres de la foret primaire.

Le village JARAI est près du rivage, nous y découvrons une population misérable, jamais nous avions vu aussi pauvre et aussi démunie. Enfants nus, femmes enceintes fumant la pipe leur tout dernier-né dans les bras, enfants couverts de plaies purulentes, un enfant a le bras brûlé, la plaie est infectée nous lui donnons du Mercryl ; les hommes ne font rien (sinon des enfants)
 
L’habitat est constitué de très grandes cases découpées intérieurement en petites pièces, plusieurs familles y vivent en communauté ;
 
Nous distribuons des bonbons aux enfants, des peignes et des savons aux femmes, des cigarettes aux hommes, ils reçoivent sans rien dire, le mot merci n’existe pas dans leur dialecte.
Quelle misère, quel dénuement, le village est loin de tout, pas de médecin, pas de dispensaire, leur vie (plutôt leur survie) semble complètement vide. Leurs occupations sont culture à la saison des pluies, chasse à la saison sèche et faire des enfants.
Les rites funéraires sont primitifs, sacrifice de bœuf sur les tombes entourées de statues de bois sculptés. Abandonnées aux esprits elles sont englouties par la végétation. Cet intérêt touristique fait que quelques dizaines de touristes viennent chaque mois dans ce village.

25/01/2005

De STRUNG TREN à BANDLUNG

25 janvier de STRUNG TREN à BANDLUG

150km, 3h30 de piste difficile, poussiéreuse, la végétation en bordure est de la couleur de la piste.
Notre chauffeur de la Camery s’en sort très bien sans avoir fait le Dakar.
La piste est étroite et souvent sans visibilité, pour signaler notre passage le klaxon est sollicité sans arrêt.
Une grande staion d'essence à mi-chemin la station sert d'épicerie, de restaurant et d'habitation










Arrivée à Bandlung, nous découvrons une ville microscopique sans bitume, le fog permanent est ici de la poussière rouge, nous sommes arrivés, bienvenue aux TERRES ROUGES

24/01/2005

DE KRATIE à STRUNG TREN

24 janvier de KRATIE à STRUNG TREN par le fleuve

Kratié petite ville au bord du Mékong, construite par les Français.
Son plan est semblable à celui des autres villes coloniales (comme à Richard Toll sur les bords du fleuve Sénégal)
Face au quai d’accostage une avenue bordée de maisons coloniales a arcades peintes en jaune avec des volets verts, l’avenue débouche sur une place carrée abritant en son centre la halle au marché.
Au-delà de cette place quelques maisons, construites en bordure de la piste qui contourne le village et c’est tout.
 
A 12heures nous embarquons sur l’express boat pour 150 km de remontée du Mékong vers la frontière du Laos jusqu’à la petite ville de Strung Tren (Strung veut dire rivière )

Assis sur le toit, sous un soleil cuisant, nous voyons défiler les berges sablonneuses, très peu de villages, quelques buffles, une pirogue abandonnée, un pécheur solitaire, la région est peu habitée.
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Le bateau slalome rapidement entre les îlots, certaines fois il fait quasiment demi-tour pour zigzaguer entre les roches affleurantes rasant les balises de pierre.
16h30 on quitte le Mékong pour remonter sur quelques centaines de mètres la rivière Treng. Nous sommes arrivés au RATANAKIRI
Bandlung ce sera pour demain, 3 à 4h de piste défoncée.

23/01/2005

De KOMPONG CHAM à KRATIE

23 janvier de KOMPONG THOM à KRATIE

Première halte matinale à CHUP Manufacture RUBBER, Initiation au traitement de la sève d’hévéa.
Décantation dans des bassins carrelés, puis extraction de la pâte blanche, pressage, déchiquetage, pressage à nouveau pour faire sortir l’eau.
Les morceaux de pâte déchiquetés sont projetés dans des bacs métalliques pour ensuite passer 3 heures dans un four. A la sortie les morceaux cuits sont compressés en une brique d’environ 30 kilos. Mis en palette par 40 (1tonne 200) ils partent pour la Chine.
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La meilleure qualité de couleur blanche sera utilisée pour la médecine (gants, préservatifs)
La mauvaise qualité de couleur brune servira à faire des semelles de chaussures ou bien des jouets.
Visite commentée par notre interlocuteur parlant Français et fumant des ALAIN DELON (merci du petit geste pour mes cigarettes….) 
Route pour KRATIE via une petite ville coloniale CHLONG située au bord du MEKONG, Les trente derniers kilomètres seront effectués en 1h30 sur la « dancing road »

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Arrivée à Kratié, pour finir la journée nous louons un bateau pour aller voir les dauphins Irrawadi au coucher du soleil

22/01/2005

De KOMPONG THOM à KOMPONG CHAM

Pour se mettre en forme premier exercice de la journée le Phrom Santuk ; « haut lieu » de pèlerinage des cambodgiens.
Ce haut lieu de 520 mètres est accessible par un escalier de 980 marches.
Notre ascension a été aérée par l’agitation d’éventails au bout de bras de jeunes enfants.
Tout le monde est monté, arrivés au sommet nous sommes récompensés par une vue magnifique sur toute la vallée et la visite de grottes sculptées de bouddhas couchés.
Cela nous a mis en appétit pour les mygales
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En fin d’après midi nous louons une petite barque pour aller assister aux scènes de pêche sur le Mékong.
Couleurs de coucher de soleil, sourires et gestes amicaux, un moment de bonheur
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